Réunion Lait en Moselle

Publié le par Coordination Rurale 67

Voici l'article paru dans le Républicain Lorrain, et quelques photos. La CR67 était présente.


SOCIAL réunion à solgne

La grève du lait programmée début septembre

L’Association des producteurs de lait indépendants envisage une grève du lait, début septembre en Lorraine. Des réunions sont encore programmées.

La date sera communiquée par la Fédération européenne des éleveurs laitiers. «L’European Milk Board a voté la grève du lait lors de sa dernière assemblée générale les 7,8 et 9 juillet pour le troisième trimestre de l’année», rappelle Gilles Keller, animateur Alsaco-Lorrain de la Coordination rurale, l’un des rares syndicats agricoles décidé à recourir à ce moyen de pression sur les industriels.

«Sachant qu’il y a encore des réunions d’informations ce mois-ci, cette grève devrait a priori se tenir début septembre où c’est, stratégiquement, le moment où les industriels ont moins de stocks», estime Sylvain Franz, président de la Coordination rurale en Moselle. Le 11 juillet dernier, cet éleveur laitier de Laquenexy s’était fait remarquer en proposant de donner sa production de lait.
Hier soir, c’est pourtant sous l’égide de l’Association française des producteurs de lait indépendants (APLI) et de son président, Pascal Massol, qu’une réunion d’information sur la grève du lait s’est tenue à Solgne à destination des producteurs des quatre départements lorrains et du Bas-Rhin. «L’APLI n’a qu’un seul objectif : défendre les producteurs et les regrouper au-delà des clivages syndicats», explique l’élu mosellan désireux d’entraîner «individuellement» dans ce mouvement des producteurs syndiqués à la FNSEA et à la Confédération Paysanne.
Selon ses défenseurs, la grève du lait ne serait plus seulement un moyen d’obtenir une hausse du prix du lait mais aussi de changer de politique. «On est là pour qu’il n’y ait plus de crise du lait à répétition, pour qu’il y ait une gestion de la production et non pas de la surproduction et, enfin, que le prix du lait au producteur ne soit pas divisé par deux», défend Gilles Keller, arguant qu’une grève du lait qui durerait environ six jours, comme ce fut le cas en mai-juin 2008 en Allemagne, «n’aurait pas d’impact sur un quota laitier mais coûterait 50 M€ aux industriels.»

Gaël CALVEZ.

Publié le 11/08/2009






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