Pluralisme syndical négligé et éleveurs humiliés
Une augmentation de 0,05 cts le kilo de carcasse ?! Soit 21 € pour un animal de 420 kg rendu carcasse ?!
Voilà le piètre et honteux résultat d'une action cogérée entre le syndicalisme dit majoritaire et le ministre de l'Agriculture. C'est aussi la manifestation de l'échec de l'interprofession bovine dans sa mission fondamentale de dialogue et de négociation.
Ce genre de « cadeau » des abatteurs, industriels ou de la grande distribution ne peut engendrer que le mépris des éleveurs. Ces derniers doivent reprendre le pouvoir sur leur capacité à produire et à vendre leurs animaux à un prix juste et rémunérateur !
La Coordination Ruralea entamé un dialogue avec les groupes Charal et Jean Rozé au Sommet de l’Elevage, mais n’entend pas s’en tenir là. Plus que jamais, il est primordial que l’interprofession de la viande bovine devienne un espace de discussion et de concertation. Le respect du pluralisme syndical est indispensable, pour défendre l’ensemble des producteurs, lesquels ne se sont jamais sentis réellement écoutés.
La Coordination Rurale a toujours milité pour la défense du prix de la viande auprès des producteurs appuyée sur un dispositif efficace de protection aux frontières de l’UE, afin qu’il permette de leur assurer un revenu normal.
Faute d’une intervention rapide de l’État sur la question du respect du pluralisme syndical et de la participation de la Coordination Rurale aux débats à Interbev, les éleveurs sauront se mobiliser efficacement et défendre leurs convictions pour sauver leur profession.