Aides animales en forte chute : « Déprime au lieu des primes »

Publié le par Coordination Rurale 67

Aides animales en forte chute :

« Déprime au lieu des primes »

 

 

Alors que les éleveurs allaitants sont dans une situation de plus en plus préoccupante, l’annonce des montants d’aides animales de la campagne PAC 2009 scandalise notre profession.

 

La CR a toujours défendu l’idée d’un prix juste et équitable pour les producteurs mais en l’absence de prix rémunérateurs en viande bovine, ces primes représentent hélas pour les éleveurs allaitants l’essentiel de leur revenu. La dévaluation scandaleuse et irraisonnable annoncée pour ces primes est donc inacceptable !

 

Outre une réduction de 1,5 % du montant versé au titre de la PMTVA (déjà réduite de 1,01 % à la campagne précédente), la plus grande inquiétude porte sur le versement de la PAB gros bovin. En effet, l’application du coefficient stabilisateur de 11,48 % à cette prime (contre 7,67% en 2009) va de nouveau affecter le revenu d’agriculteurs déjà considérablement affaibli.

 

L’effet crise du lait a amené nombre d’éleveurs -et peut-on le leur reprocher ?- à réformer beaucoup plus de femelles qu’à l’accoutumée pendant toute l’année 2009, ce qui explique l’augmentation du nombre de demandes de primes à l’abattage pour cette campagne.

 

Dans cette situation, le dispositif d’enveloppe fixe basée sur une période de référence montre ses limites et impose à tous les éleveurs bovins une double peine. Ces pertes ne sont pas compensées par des aides à l’herbe globalement insuffisantes.

 

Face à la disparition programmée de l’agriculture et de son rôle essentiel pour l’espace rural comme pour la sécurité alimentaire de l’Europe, il est urgent de réformer la PAC pour qu’elle retrouve son esprit originel et garantisse aux agriculteurs européens des prix rémunérateurs.

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