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Le président de l’Union française des semenciers vient de demander l’augmentation de la CVO (Cotisation Volontaire Obligatoire) recherche : une nouvelle façon d’alourdir les charges des agriculteurs !
A l’occasion des deuxièmes rencontres scientifiques de restitution des travaux financés par le Fonds de soutien à l’obtention végétale en blé tendre (FSOV), François Desprez, président de l’Union française des semenciers a estimé que les ressources financières mises à la disposition de la recherche pour l'amélioration du blé tendre étaient insuffisantes.
En conséquence, il demande que la CVO recherche, à la charge des producteurs de blé tendre, qui abonde ce fonds soit réévalué à 70 cts/t au lieu des 55 cts actuels.
La Coordination Rurale et l'Organisation des Producteurs de Grains s'opposent vigoureusement à cette proposition, qui une fois de plus, aura pour conséquence l'augmentation des charges des
agriculteurs, au profit d'une filière dont l'objectif est de réduire l'usage des semences auto produites sur les fermes pour mieux les intégrer dans leur chaîne de profit.
La Cour de justice de l'Union européenne (CJCE), a estimé que la publication du nom des bénéficiaires de subventions agricoles, avec leurs montants affectés,
contrevenait au respect de la vie privée.
Ce sont des agriculteurs allemands qui avaient saisi la Cour à ce sujet.
La Coordination Rurale et l'OPG se réjouissent de cette mesure qui n'avait d'autre but que d'exposer les agriculteurs à une exploitation démagogique de ce mode de financement de la production agricole.
L'incompréhension avait d'ailleurs été accentuée par la présence sur ces listings d'organismes dont les appuis financiers auraient dû apparaître sur d'autres
registres (aide alimentaire auprès des restaurants du cœur, ou appuis aux exportations auprès de certaines coopératives ...).
Les agriculteurs n'ont jamais souhaité ce modèle de financement résultant des mauvaises orientations prises par la PAC de 1992, mais ils ont dû le subir
!
Seules la CR et l'OPG s'étaient opposées à la publication nominative des montants car ces aides, trop complexes, ne peuvent plus être expliquées de manière simple.
Les autres syndicats qui avaient accepté la baisse des prix agricoles et donc la mise en place de ces aides s'en tenaient, dans une logique digne d'un jugement de Salomon, à justifier leur
publication nominative au nom de la transparence.
La situation déplorable de nombreux secteurs de l'agriculture montre que ce système de financement doit être repensé.
C'est ce qu'attendent les agriculteurs d'une PAC qui devrait proposer de nouvelles dispositions pour l'après 2013.
Par un décret publié au journal officiel du 31 décembre 2010, le Ministère a rendu obligatoire la conclusion de contrats pour toute transaction
pour le lait de vache entre un producteur et un acheteur.
Contrairement à ses nombreuses communications et sous la pression des industriels, le ministre a produit dans l’urgence un décret qui ne modifie en rien la soumission des producteurs aux
laiteries.
L’OPL et l’EMB auraient espéré au moins voir figurer dans ce décret l’obligation de fixation du prix du lait en fonction des coûts de production. Au-delà même de l’absence de considération des
producteurs par leur Ministre, même la parole du Président de la République n’est pas respectée !
L’OPL ne peut pas accepter que les producteurs soient dans l’obligation de signer un contrat avec leur laiterie alors même que le cadre réglementaire des Organisations de Producteurs préconisées
par l’Europe n’est pas définitivement adopté, pour ne pas dire retardé !
Le regroupement des producteurs de lait en organisations fortes et indépendantes est la condition sine qua non à une régulation de la production et à la négociation collective de contrats
équilibrés.
L’OPL appelle donc les producteurs à ne pas signer de contrat sans qu’au préalable le cadre réglementaire des Organisations de Producteurs n’ait été discuté et finalisé.